Juste une larme qui lentement s’écoule sur la joue.
Seule marque de détresse d’une femme isolée.
Parents, amies, collègues préfèrent ne rien savoir
Et chaque jour qui passe voit le fond s’approcher.
Et pourtant c’est l’amour qui l’empêche de le quitter
Amour trop fort pour refuser tous ces coups
Qui sur elle chaque jour s’abattent marquant sa peau
De l’empreinte du désespoir que l’on refuse de partager.
La larme coule mais la bouche reste fermée
Plusieurs fois déjà elle a pensé s’en aller
Mais chaque fois les promesses d’un avenir meilleur
Ont décidés à sa place qu ‘elle devait rester
Jusqu’à ce que l’alcool envahisse sa vie
Et toutes les belles promesses sont maintenant oubliées
Pourquoi après tout ne pas tenter de vivre autre chose
La larme coule sur la joue meurtrie
Il est peut être encore temps de refaire sa vie
Enfin la bouche s’ouvre pour dénoncer ce mari.
Qui sous prétexte de l’amour ne faisait que la frapper.
Une larme coule mais cette fois de bonheur.
Les bleus s’effacent et elle redécouvre l’espoir
De vivre seule entourée de ses amies
Le fond s ‘éloigne et la lumière apparaît
Elle vient de comprendre qu’elle ne l’avait jamais aimé.
Alors pourquoi avoir tout accepté
Depuis si longtemps sans jamais en parlé.
Tout est fini mais elle ne saura oublier
Qu’un homme un jour l’a frappée en prétendant l’aimer
Une larme tombe et un sourire apparaît.
Plus jamais un homme ne pourra la toucher.
Bises, Francine